
Chers collègues,
Veuillez trouver en pièce jointe la délibération complète adoptée par le CSEC lors de sa séance du 18 juin 2026.
À la suite de la mobilisation des représentants du personnel et des échanges avec la Direction, les négociations sont aujourd’hui rouvertes et ce jusqu’au 10 juillet. Cette nouvelle phase de discussions doit permettre de porter les revendications exprimées par les salariés et d’obtenir des réponses concrètes sur les sujets concernés.
Les élus resteront pleinement mobilisés pour défendre vos intérêts et veiller à ce que ces négociations aboutissent à des avancées réelles. A ce stade, la direction n’a pas envoyé la demande d’homologation à la DRIEETS.
La date d’envoi des lettres d’informations n’est pas connue et les élus souhaitent que cet envoi ne se fasse pas pendant les congés d’été pour préserver l’ensemble des salariés.
Nous vous tiendrons informés.
Plan de départ volontaire (PDV)
Délibération complète du 18 juin 2026
Au terme d’une procédure démarrée le 2 février 2026, le CSE Central (“CSEC”) est consulté aujourd’hui sur un projet majeur de réorganisation accompagné d’un Plan de Départs Volontaires portant sur 617 suppressions de postes en France.
Ce projet touche ainsi profondément l’emploi, les métiers et les collectifs mais également l’organisation et les conditions du travail, ainsi que les parcours professionnels de l’ensemble des salariés de la nouvelle entité BNPP AM.
D’un point de vue économique, la trajectoire financière dessinée par la direction repose sur des hypothèses exigeantes en matière de synergies, de convergence opérationnelle et de déploiement commercial alors même que les coûts d’intégration et les modalités restent à ce stade des points de vigilance importants.
La direction chiffre les synergies de revenus à 150 M euros, les synergies de coûts à 400M euros et des charges d’intégration à 690 M euros (hors plan de rétention) ce qui aboutirait à un Cost/ Income ratio de 58% à horizon 2029 soit dans les meilleurs standards du secteur.
A de nombreuses reprises, les élus ont demandé des précisions sur ces charges d’intégration et leur ventilation entre les coûts du plan, les coûts IT, les coûts liés au déménagement et ce sans succès.
Pourquoi la direction n’a-t-elle pas souhaité être transparente avec les représentants du personnel ?
Quoi qu’il en soit, l’objectif de 58% apparait ambitieux dans un contexte de profonde transformation avec de forts enjeux opérationnels (convergence IT notamment) et une trajectoire de collecte très élevée (Ambition de + 275 Mds Euros en NNC). Sur le sujet des conditions de départ, et plus précisément des indemnités, les élus sont particulièrement surpris des montants proposés.
Comme ils l’ont exprimé a de nombreuses reprises, les indemnités de départ proposées par la direction sont basses : plus basses que dans les plans équivalents ailleurs dans le groupe BNPP, plus basses que lors des plans passés à la fois chez BNPP AM et AXA IM, plus basses que chez la totalité des concurrents d’asset managements en France.
Ces indemnités ne sont pas à la hauteur des moyens du groupe BNP PARIBAS, et la marge de manœuvre laissée à la négociation a été jusqu’à présent inexistante. La direction ne nous a jamais transmis le budget dédié au plan et peu d’éléments ont évolué.
Les élus espèrent toujours des améliorations et la Direction leur a proposé le 17 juin 2026 une courte extension de la négociation.
Pour en revenir à l’appréciation des effets réels de ce projet de fusion de trois entités différentes (BNPP AM, AXA IM et BNPP REIM) ainsi que ses conséquences sur les salariés, le CSEC a mandaté le cabinet d’expertise SYNDEX qui a donc analysé le projet sous plusieurs dimensions : économiques, organisationnelles, sociales et sous l’angle de la santé-sécurité-conditions de travail.
Au terme de ces 4 mois de procédure, nous, élus du CSEC, sommes dans l’impossibilité de remettre un avis éclairé sur le projet présenté par la Direction et ce pour les raisons suivantes :
1. Une information transmise partielle, insuffisante et tardive :
Plusieurs documents essentiels ont été transmis tardivement ou de manière incomplète (exemple : organigrammes actuels partiels des trois entités le 06 mars soit plus d’un mois après le début de la consultation). Nous avons dû croiser de nombreux fichiers pour tenter de reconstituer le passage de l’organisation actuelle à l’organisation cible. Malgré nos efforts et ceux de l’expert, les documents transmis ne nous ont pas permis d’en avoir une vision d’ensemble.
Le recours à un cabinet de conseil externe pour accompagner la direction dans la construction du projet n’est sans doute pas étranger à cette réorganisation menée en silo, selon une approche descendante, chaque métier travaillant de son côté. Manifestement, l’organisation initiale a été reconstruite à partir de l’organisation cible ce qui ne permet pas de comprendre les évolutions de structure, de rattachement et de responsabilités ou encore les liens entre la France et l’étranger. Par conséquent, comment appréhender les modifications induites par un transfert d’activité à l’étranger, une externalisation/ internationalisation ou par les restructurations des équipes à l’international ?
Le CSEC demandait donc un document unique permettant de comprendre, poste par poste, ce qui est maintenu, supprimé, créé, renommé ou modifié. Ce document n’a pas été fourni de manière satisfaisante. Le CSEC a donc renouvelé sa demande. Cette difficulté n’est pas technique : elle est centrale et essentielle, pour les salariés.
Comment savoir si son poste est réellement maintenu, transformé ou supprimé si le cheminement vers l’organisation cible n’est pas lisible ?
Comment exercer un choix volontaire si l’avenir professionnel n’est pas clairement expliqué ?
Que dire enfin des postes vacants énoncés à l’aune du Plan dont le nombre était de 72 mais que certains fichiers envoyés mi-avril, montrent à 76 ?
Que dire de ces postes vacants qui ne le sont plus au 1 février pour 15 d’entre eux ?
De nombreuses questions ont été envoyées par les Elus et restent aujourd’hui toujours sans réponse… A ce jour, le 18 juin 2026, le CSEC ne sait toujours pas combien de postes sont vacants, et de quelle manière cela impacte les catégories professionnelles, malgré de très nombreuses relances.
2. Un volontariat qui ne peut être réel que s’il est éclairé :
Un PDV repose sur un principe fondamental : le départ doit être volontaire.
Mais un choix n’est réellement volontaire que si chaque salarié connaît clairement sa situation : son poste actuel, sa place dans l’organisation cible, ses possibilités de mobilité, les conséquences d’un refus, les règles de sélection et les garanties associées.
Or, l’absence de lisibilité crée un risque fort : certains salariés pourraient se positionner sur le PDV ou sur une mobilité non pas par choix serein, mais parce qu’ils ne voient plus clairement leur avenir dans l’organisation.
Le CSEC alerte ainsi sur le risque que les courriers individuels adressés aux salariés, dans un contexte d’information insuffisante, soient vécus comme une incitation au départ, voire comme une injonction implicite.
3. Une situation sociale déjà fragilisée :
L’expertise Syndex met en évidence une situation sociale déjà tendue avant même la mise en œuvre du projet : de nombreux salariés témoignent d’une charge de travail élevée, voire excessive.
Cette situation est particulièrement marquée pour les managers et certains collectifs déjà fragilisés par les réorganisations successives et par les plans antérieurs. Et que dire de nos collègues de BNPP REIM pour lesquels la situation transitoire à l’œuvre provoque un sentiment d’isolement voire d’abandon…
Les résultats du questionnaire envoyé aux salariés le confirment en montrant qu’une part significative d’entre eux se trouve déjà en situation de travail tendue, avec des signaux préoccupants en matière de santé psychique.
Un climat de mal-être s’est généralisé ainsi qu’une forme de désillusion face à ce que les salariés considèrent être des alertes non prises en compte par leur employeur.
Le CSEC demande, de nouveau, un dispositif de suivi dans le temps, avec des indicateurs de charge, d’absentéisme, de turnover, d’alertes, de recours aux prestataires externes et de risques opérationnels.
4. Une charge de travail qui n’est pas démontrée :
Le projet prévoit des suppressions de postes, des créations, des mobilités, des transferts d’activités et des réallocations de missions. Mais la Direction ne démontre pas suffisamment comment le travail sera réellement absorbé demain.
L’analyse fournie se concentre principalement sur les postes supprimés. Elle ne permet pas de mesurer précisément la charge qui pèsera sur les postes maintenus ou créés.
D’ailleurs, l’expert a calculé sur la base des éléments fournis qu’il manque 60 ETP (équivalent temps plein) de charge résiduelle.
Une partie de la charge devrait être transférée vers d’autres postes, y compris à l’étranger. Mais dans un contexte de réduction d’effectifs au niveau mondial, le CSEC ne dispose pas de garanties suffisantes permettant d’affirmer que ces transferts seront effectifs et soutenables.
Des collectifs de travail très performants sont éclatés, des équipes déjà surchargées de travail se trouvent encore réduite en dépit de la logique la plus élémentaire. Le CSEC estime que la Direction ne démontre pas la soutenabilité de l’activité après la réorganisation.
L’analyse de charge, trop théorique, ne tient pas assez compte des surcharges déjà constatées. Le CSEC refuse toute réduction d’effectifs avant que cette soutenabilité soit démontrée. Le CSEC demande donc qu’une analyse sérieuse de la charge future sur les postes maintenus et créés soit fournie et suivie dans le temps.
5. Une sous-évaluation des risques psychosociaux :
La Direction présente des mesures d’accompagnement, mais celles-ci ne répondent pas suffisamment aux causes réelles des risques.
Le CSEC considère que l’analyse des risques repose trop souvent sur une logique d’accompagnement individuel, alors que les risques sont d’abord organisationnels : surcharge, incertitude sur les rôles, perte de repères, rupture des collectifs, tensions entre salariés, défaut de clarté sur les responsabilités, multiplication des priorités contradictoires.
Le CSEC alerte sur un risque majeur de désorganisation opérationnelle, avec un déséquilibre sur la répartition des tâches : plusieurs salariés sur la même tâche, ou certaines tâches qui ne sont plus réalisées par personne.
Les départs de salariés mal calibrés peuvent avoir pour conséquence une forte surcharge des salariés restant en poste. Ces salariés sont de facto en risque élevé, ce qui peut avoir des conséquences sur leur santé, mais aussi sur l’organisation tout entière.
Le CSEC demande donc un véritable plan de prévention, notamment primaire, et des mesures qui agissent sur l’organisation du travail elle-même : charge réelle, moyens disponibles, effectifs, priorités, compétences, soutien managérial, alertes et suivi dans le temps.
6. Des catégories professionnelles trop étroites et insuffisamment objectivées :
Le découpage des catégories professionnelles est un point majeur du dispositif : il détermine les salariés éligibles au départ volontaire et les règles applicables.
Or, le CSEC a constaté et alerté la direction, dès le début de la procédure, que ce nombre de catégories (417) est beaucoup trop élevé ; certaines ne regroupent qu’un ou deux postes (130 catégories, dont 62 avec un seul poste).
A l’évidence ces catégories professionnelles n’ont pas été correctement définies et ne sont pas constituées sur une base de fongibilité, mais seulement sur la base de l’organisation cible.
Elles ont été construites sur des intitulés de postes projetés dont plus de 800 ont été modifiés.
Les données transmises sont également incomplètes, notamment sur les diplômes, métiers et qualifications. Dans ces conditions, les élus ne peuvent pas vérifier pleinement les critères, la cohérence et l’équité du découpage retenu.
Pourtant, des élus formulé une proposition de regroupement fondée sur la réalité du terrain, les compétences mobilisées au quotidien et les nombreux remplacements habituellement assurés par les salariés au fil des départs. La Direction a écarté cette proposition sans fournir la moindre explication.
Tout ceci démontre donc que les catégories professionnelles, telles que définies dans le plan de départ volontaire, visent des postes et donc ciblent des salariés !
Le CSEC demande donc un regroupement plus robuste des catégories professionnelles, une justification détaillée des choix de la Direction et du Business ainsi qu’une information claire pour chaque salarié concerné.
7. Une exposition particulièrement forte de BNPP REIM :
Le CSEC alerte sur l’exposition très importante de BNPP REIM aux suppressions de postes. Les données analysées font apparaître une proportion de suppressions bien plus élevée pour BNPP REIM que pour les autres entités (42 % pour BNPP REIM contre 18 % pour BNPP AM et 14 % pour AXA IM). Cet écart important appelle, de ce fait, des explications détaillées et une démonstration de l’équité de traitement.
Les salariés de BNPP REIM se sentent particulièrement visés. Les signaux de santé au travail les concernant sont préoccupants.
Le CSEC demande donc des mesures spécifiques de protection, de suivi et d’accompagnement pour nos collègues de BNPP REIM.
8. Une rationalisation des fonds qui peut devenir un mécanisme de sélection des équipes :
Le projet repose sur une rationalisation importante des gammes de fonds ce qui a pour conséquence des impacts directs sur les métiers, les équipes et les emplois.
Or cette rationalisation n’a visiblement démarré qu’après le début de la procédure.
Malgré leurs nombreuses demandes, les élus n’ont jamais obtenu d’éléments clairs expliquant pourquoi des coupes drastiques ont été décidées sur certains périmètres, tandis que d’autres ont été préservés.
Dans ces conditions, cette rationalisation peut fonctionner comme un mécanisme de sélection indirecte : certains métiers ou certaines équipes se trouvent davantage exposés que d’autres, sans que les impacts sociaux et opérationnels soient réellement explicités ni assumés.
En particulier, Le CSEC alerte sur les fonds immobiliers, dont une part importante serait placée en sortie ou en extinction à horizon 2029, avec des conséquences fortes pour les équipes issues de BNPP REIM.
L’harmonisation des processus d’investissement constitue également un chantier majeur qui découlera directement de cette réorganisation. À ce stade, les élus ne disposent d’aucun document ni d’aucun élément leur permettant d’examiner et de contester utilement les choix de la direction.
En conséquence, le CSEC demande une information précise sur les fonds concernés, les transferts envisagés, les impacts sur les postes, les solutions de reclassement et les garanties offertes aux salariés.
9. Des mobilités présentées comme volontaires mais pouvant devenir contraintes :
La Direction présente les mobilités comme volontaires.
Mais le CSEC constate que, dans certains cas, elles peuvent devenir une condition implicite pour rester dans l’organisation. Le volontariat ne doit pas être un habillage d’une mobilité subie.
Lorsque l’équipe d’appartenance disparaît, lorsqu’un poste est fortement transformé ou lorsqu’une activité est transférée, le salarié peut être invité et par conséquent se sentir obligé de postuler ailleurs pour rester au sein de BNPP AM, même si cette mobilité ne correspond pas à son souhait professionnel.
Le CSEC alerte également sur les mobilités vers le Groupe, notamment pour certaines fonctions support ou IT, pour lesquelles les conséquences concrètes doivent être clarifiées : contrat de travail, rattachement, statut collectif, représentation du personnel, conditions d’emploi.
Ainsi des collaborateurs dont le poste est supprimé peuvent être également invités à postuler dans le Groupe alors que des mesures de réorganisation en vue de diminuer les effectifs sont déjà en cours dans certaines fonctions (Legal, Compliance, Risk, …). Les opportunités de mobilité pour ces collaborateurs risquent donc d’être compliquées si ce n’est compromises.
Le CSEC a fait de nombreuses demandes d’éclaircissements sur les processus de mobilité renforcée dont parle la Direction, sans succès. Comment garantir à un salarié ultra spécialisé de pouvoir retrouver ailleurs dans le groupe alors que nous sommes le seul Pôle de gestion d’actifs ?
10. Des modifications de postes et de contrats potentiellement sous-estimées :
La Direction indique ne pas prévoir de modifications du contrat de travail du fait de la réorganisation.
Pourtant, plusieurs situations interrogent : changement de missions, perte de responsabilités managériales, modification du périmètre d’activité, changement de rattachement, baisse de niveau d’autonomie ou évolution des conditions d’exercice du travail.
Pour les salariés, une perte de responsabilité ou une transformation importante du contenu du travail peut avoir des conséquences lourdes : reconnaissance, rémunération variable, évolution professionnelle, santé au travail.
Le CSEC refuse que des pertes de responsabilités, des déclassements fonctionnels ou des modifications substantielles de missions soient traités comme de simples ajustements d’organisation.
Ces situations doivent être identifiées, documentées et ouvrir des droits clairs pour les salariés concernés. Dit autrement, elles doivent être traitées de manière transparente et équitable.
Le CSEC demande que ces situations soient identifiées formellement, y compris lorsque la Direction considère que les changements représentent moins de 30 % du contenu du poste. Malgré nos nombreuses demandes, une liste des postes concernés ne nous a toujours pas été fournie.
11. Une absence de prévention ou de suivi des risques opérationnels :
Le CSEC, ainsi que l’ensemble des salariés, souhaitent un rapide succès de l’intégration des équipes.
Rappelons qu’actuellement, les équipes sont sur des systèmes IT différents, utilisent des outils différents, ont des processus différents, la chaine de management n’est pas claire, voire en concurrence frontale, certains collègues ont levé le stylo ou sont totalement démotivés, et un gros déménagement se prépare.
Le cumul de ces changements majeurs à une conséquence directe sur le risque opérationnel, actuellement extrême.
Pourtant, et malgré le rapport Syndex et les demandes répétées des élus, aucun système de surveillance des risques opérationnels n’a été créé et aucun canal direct de remontées d’alertes urgente n’a été ouvert.
Cet oubli met en risque l’ensemble de la société et ses salariés.
12. Une incompréhension sur les nominations de managers
Les élus ont été alertés à de nombreuses reprises par des managers évincés sans aucun processus de sélection apparent, et qui ont été d’ores et déjà dépossédés de leurs attributions alors même que l’organisation cible ne pouvait être mise en place.
Le CSEC a demandé à avoir de la clarté sur la manière dont ces nominations ont été faites. Il a également demandé que la Direction s’assure qu’une mixité de provenance et de genre soit respectée au sein de chaque business line, lorsque l’option existe.
Cette mixité sera essentielle à une bonne intégration dans le groupe BNP Paribas, tout en conservant l’expérience sur le service du client AXA. A ce stade, ces demandes sont restées ignorées.
En complète incohérence avec le process annoncé au lancement de la consultation, de nombreux managers se sont vus confirmés officieusement dans leur poste très tôt, et d’autres écartés.
13. Une culture commune absente de l’implémentation :
Les élus remontent de nombreux cas de salariés qui subissent une intense pression pour quitter le groupe ou accepter un poste moins-disant.
Ces agissements sont contraires au principe du volontariat, et génèrent d’importants risques psychosociaux.
Malgré parfois plusieurs rappels à l’ordre des RH, certains auteurs de ces agissements semblent continuer.
Ceci constitue, selon les élus, un manquement au Code de conduite de BNP Paribas, et est contraire à la culture commune souhaitée par l’ensemble des salariés.
Rappelons qu’un cabinet spécialisé, Aesara Partner mandaté par la direction a réalisé une étude sur le sujet de la Culture. L’expert Syndex s’est aussi saisi de cette question.
Que ce soit les résultats présentés aux élus par Aesara ou les conclusions de l’expert Syndex, le constat est limpide.
Si la culture n’est pas traitée correctement, elle est génératrice de RPS et peut fragiliser la réorganisation future.
Le CSEC regrette que ces rapports restent sans effet et sans plan d’action.
En Conclusion :
Le CSEC constate que le projet est présenté dans des conditions qui ne permettent ni aux élus ni aux salariés d’en mesurer clairement les impacts organisationnels, professionnels et humains.
L’organisation cible demeure insuffisamment lisible, les catégories professionnelles restent insuffisamment objectivées, les mobilités dites volontaires peuvent, dans les faits, être subies, la charge de travail future n’est pas démontrée et les risques psychosociaux déjà avérés apparaissent sous-évalués.
Dans ces conditions, le CSEC estime que le projet ne garantit ni une protection suffisante des salariés, ni la transparence du processus, ni l’égalité de traitement, ni la soutenabilité de l’organisation future.
À l’issue de cette procédure, le CSEC considère que les informations transmises par la Direction restent insuffisantes, que plusieurs risques majeurs ne sont pas correctement évalués et que les garanties apportées aux salariés ne sont pas à la hauteur des enjeux.
En conséquence, et dans l’attente de nouveaux éléments que pourrait présenter la direction, le CSEC considère ne pas être en mesure de rendre un avis éclairé sur le projet.
Il demande à la Direction de produire les informations manquantes et de mettre en place un véritable plan de prévention, fondé sur des mesures agissant sur l’organisation du travail, la charge réelle, les effectifs, les priorités et le suivi dans le temps.
La direction semble être dans la réaction face à l’augmentation de la charge de travail et l’occurrence des risques psycho-sociaux et opérationnels plutôt que dans son rôle de prévention.
Ces conditions déjà dégradées vont s’accroître avec l’implémentation de ce projet et les élus s’inquiètent de son impact sur le bien-être et la santé des salariés.
Vote du CSEC sur la délibération
Contre : 0
Abstention : 0
Pour : 20 à l’unanimité
CSEC : Le CSE Central regroupe toutes les anciennes entités.



