Plan de Départ Volontaire BNPP AM : Une consultation déloyale, des risques psychosociaux et une charge de travail sous évalués

Depuis le lancement du Plan de Départ Volontaire au sein de BNP Paribas Asset Management, les représentants du personnel constatent une situation particulièrement préoccupante.

Au-delà du projet lui-même, c’est avant tout sa mise en œuvre qui soulève de nombreuses interrogations et suscite une incompréhension croissante parmi les salariés.

Une organisation défaillante

Depuis le début de la consultation (R0 le 02/02/2026), nous sommes confrontés à une succession d’informations incomplètes, contradictoires ou communiquées tardivement.

Les processus changent, les réponses varient selon les interlocuteurs et les salariés peinent à obtenir une vision claire de leur avenir. Cette situation crée un climat d’incertitude permanent qui alimente l’anxiété et fragilise davantage des équipes déjà fortement impactées par les transformations en cours.

Un projet de cette ampleur exige pourtant rigueur, anticipation et transparence.

Un dialogue social réduit à sa plus simple expression

La CFDT constate également une dégradation préoccupante du dialogue social.

À de nombreuses reprises, les demandes d’explications formulées par les représentants du personnel se sont heurtées à une réponse devenue récurrente :

« Le Groupe a décidé que. »

Cette formule ne peut constituer à elle seule une réponse à des questions légitimes portant sur l’avenir de plusieurs centaines de salariés.

Le dialogue social ne consiste pas à relayer des décisions déjà arrêtées. Il suppose des échanges, des explications, des débats et la prise en compte des préoccupations exprimées par les représentants des salariés.

Une opacité persistante sur les chiffres

Les élus et les experts mandatés dans le cadre de leurs prérogatives légales ont rencontré d’importantes difficultés pour obtenir les données nécessaires à l’analyse du projet.

Des données chiffrées sont arrivées tardivement, de manière incomplète ou demeuraient indisponibles malgré des demandes répétées.

Cette situation a empêché un examen serein et objectif des conséquences économiques, organisationnelles et sociales du projet.

La transparence n’est pas une option. Elle constitue une condition indispensable à un dialogue social de qualité.

Des salariés confrontés à une profonde souffrance

Derrière les tableaux Excel, les organigrammes et les objectifs financiers, il y a des femmes et des hommes.

Des salariés qui s’interrogent sur leur avenir professionnel, sur leurs conditions de travail, sur leur employabilité et parfois sur leur capacité à faire face aux conséquences personnelles et familiales de ces changements.

La CFDT est particulièrement préoccupée par le manque d’écoute et d’accompagnement constaté sur le terrain.

Trop souvent, les inquiétudes exprimées par les salariés semblent traitées comme des variables secondaires alors qu’elles devraient être au cœur des préoccupations de l’entreprise.

La dimension humaine ne peut être ignorée

La réussite d’une transformation ne se mesure pas uniquement à travers des indicateurs financiers ou des objectifs de réduction de coûts.

Elle se mesure également à la manière dont les salariés sont respectés, informés et accompagnés tout au long du processus.

Aujourd’hui, force est de constater que cette dimension humaine semble avoir été reléguée au second plan.

Une déclaration en 10 points

Lors du CSE Central du 5 juin, le Secrétaire du CSE Central a lu, au nom de l’ensemble des élus du CSEC une déclaration reprenant les 10 points les plus importants sur lesquels nous restions en attente de réponses ou actions de la Direction et donnant également mandat au secrétaire pour initier une demande d’injonction auprès de la Direction

Les attentes de la CFDT

La CFDT demande que la Direction revienne rapidement vers nous avec :

  • Des réponses claires à nos questions,
  • Des documents à jour qui prennent en compte nos demandes de corrections
  • Une mise à jour du livre 4 avec une évaluation des risques psychosociaux qui prennent en compte une situation de départ au 30/09/25, une mise à jour de l’évaluation des risques et charges de travail pendant la transition en cohérence avec l’enquête et le rapport réalisé par le cabinet d’expertise Syndex et un vrai plan de prévention
  • Enfin des mesures d’accompagnement à la hauteur des moyens du groupe notamment pour les personnes en situation de fragilité*
  • Salariés en situation de fragilité : Toutes personnes rencontrant des difficultés à retrouver rapidement un travail compte tenu de sa santé, de son âge, du contexte familial. (Maladie chronique, aidance, isolement social)
  • Salariés en situation d’handicap
  • Salariés en reprise d’activité à la suite d’un arrêt de longue maladie
  • Salariés de plus de 55 ans
  • Parents isolés avec enfants à charge
  • Parents aidants (Enfants et Parents avec maladies chroniques)

    L’équipe CFDT toujours à votre écoute pour défendre vos droits !

info@cfdt-bnpp-am.com


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